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Réaction de la Secrétaire d'Etat De Bleeker sur le Bureau fédéral du Plan

Selon les derniers calculs du Bureau du Plan, la croissance de cette année et de l'année prochaine sera plus élevée. Ces chiffres serviront également de cadre macro-économique pour l'élaboration du budget 2022. La Secrétaire d'État du Budget, Eva De Bleeker, répète que même si les estimations s'améliorent, elles ne résoudront pas le déficit budgétaire. Pour ce faire, une croissance supplémentaire est nécessaire, tout comme des efforts et des réformes.

Fin juin, le Bureau du Plan prévoyait une croissance de l'économie belge de 5,5 % en 2021 et d'environ 2,9 % en 2022. Les nouvelles estimations publiées aujourd'hui par le Bureau du Plan montrent une amélioration respectivement de 0,2 et 0,1 pour cent cette année et l'année prochaine.  

Ces nouveaux chiffres constituent la base du cadre macroéconomique qui sera utilisé pour l'élaboration du budget 2022. Le comité de monitoring consolidera ces chiffres avec les recettes et les dépenses prévues afin de clarifier le défi budgétaire pour l'année à venir.

La Secrétaire d'État du Budget, Eva De Bleeker, préférerait évidemment voir les chiffres de la croissance s'améliorer plutôt que se détériorer, mais elle rappelle que, même si les chiffres s'améliorent, ils ne font pas disparaître le déficit budgétaire. Le taux de croissance élevé pour cette année doit, selon elle, être considéré comme faisant partie de la reprise. De plus, le déficit budgétaire existait également avant la crise corona, il ne disparaîtra donc pas avec la reprise économique. Le Bureau du Plan prévoit que cette reprise aura lieu cette année.

Après la reprise, il sera nécessaire, selon De Bleeker, de donner des impulsions supplémentaires à la croissance économique. Dans ce contexte, elle a déjà évoqué les réformes qui donnent de l'oxygène aux entrepreneurs, comme la réforme du marché du travail.

De Bleeker : « C’est une bonne chose que les perspectives de croissance s'améliorent. Espérons que cela se traduira également par de meilleures perspectives pour le solde budgétaire prochainement. Mais nous devons garder la tête froide. Ce taux de croissance s'inscrit dans le cadre de la reprise économique. Il n’est pas suffisant en soi pour réduire définitivement notre déficit budgétaire. C'est pourquoi des efforts et des réformes sont également nécessaires. »