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Réaction de la secrétaire d'État De Bleeker aux prévisions de printemps de la BNB : "Budgétisation réaliste pour 2022, les défis restent très élevés, des réformes sont nécessaires".

Selon la secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker, le budget pour 2022 était réaliste. C'est ce qui ressort d'une réaction aux estimations de printemps de la Banque nationale. Le budget s’est basé sur une croissance de 2,4 % et un déficit de 4,5 % pour l’ensemble des gouvernements belges. La secrétaire d'État De Bleeker a utilisé un taux de croissance de 2,5 % pour le contrôle budgétaire et s’est basé sur un déficit de 5,2 % lors de l'élaboration du programme de stabilité. De Bleeker prévient - tout comme la Banque nationale - que les défis des prochaines années sont importants et que des réformes urgentes sont nécessaires pour garantir la viabilité financière de notre pays à long terme.

La Banque nationale de Belgique (BNB) a présenté aujourd'hui ses estimations de printemps. La BNB prévoit une croissance de 2,4 % et un déficit de 4,5 % du PIB pour l’ensemble des pouvoirs publics (gouvernement fédéral et gouvernements régionaux) en 2022.   

Ces prévisions sont conformes aux chiffres que la secrétaire d'État fédérale au Budget, Eva De Bleeker, a utilisés précédemment. Lors du contrôle budgétaire, elle a tenu compte de l'impact potentiel de la guerre en Ukraine et a utilisé un taux de croissance de 2,5 %. En ce qui concerne le déficit, l'estimation était plus prudente et De Bleeker a supposé un déficit plus important en 2022. Dans le programme de stabilité qui a été soumis à l'Europe, elle a pris en compte un déficit de 5,2% en 2022.   

Selon De Bleeker, les chiffres de la Banque nationale montrent que le budget a été estimé de manière réaliste et que la situation a été correctement évaluée.   

Néanmoins, le déficit reste élevé en 2022 et le restera dans les années à venir. Aussi pour 2023-2024, la Banque nationale prévoit des déficits élevés (-4,5% du PIB et -5% du PIB). L'endettement augmente également selon les estimations de la BNB. Un élément inquiétant là-dedans est que cette situation n'est pas due à des facteurs temporaires tels que la corona ou la guerre en Ukraine, mais à la hausse des dépenses structurelles. Ces dépenses augmentent en raison de l'impact du vieillissement de la population.   

L'accord du gouvernement prévoit un certain nombre de réformes pour faire face à cette hausse des coûts. Selon De Bleeker, il est donc crucial de mettre en œuvre ces réformes sans attendre. Il s’agit de la réforme du marché du travail, la réforme du système fiscal et la réforme du système des pensions. Selon De Bleeker, ces réformes seront nécessaires pour garantir la viabilité financière de notre pays à long terme.  

La Banque nationale souligne également que, bien qu'il n'y ait pas de menace immédiate de récession, les augmentations salariales dans notre pays sont très élevées, ce qui pourrait mettre sous pression notre position concurrentielle.   

La Secrétaire d'Etat, tout comme la Banque nationale, rappelle que les incertitudes restent très grandes dans l’avenir. Selon De Bleeker, cela ne fait que renforcer le besoin de réformes. “Les chiffres de la Banque nationale montrent que notre budget est réaliste. Néanmoins, le déficit reste élevé et le restera dans les années à venir si on ne fait rien. Nous devons non seulement remettre sur les rails la situation financière de notre pays au niveau structurel, mais il nous faut également une réserve au cas où nous nous retrouverions à nouveau dans une situation de crise. Nous devons donc réformer en profondeur notre système.”