ZOEKEN

Actualité

La guerre en Ukraine fait grimper le déficit budgétaire en Belgique

Selon une estimation du Bureau fédéral du Plan concernant l'impact de la guerre en Ukraine sur l'économie belge, le produit intérieur brut (PIB) de la Belgique augmentera de 2,5 % cette année. C'est un demi-point de pourcentage de moins que prévu dans le budget économique de février. La baisse de la croissance a également un impact sur le déficit budgétaire. Le déficit budgétaire commun de tous les gouvernements de notre pays se détériorerait de 0,28 % du PIB. Cela représente environ 1,5 milliard, le gouvernement fédéral doit faire face à une détérioration de 1 milliard. 

Les résultats du Bureau du Plan sont le résultat d'une première analyse technique, dans laquelle certaines variables internationales ont été ajustées. L'impact de l'effondrement de la confiance des consommateurs n'a pas encore été pris en compte dans cette analyse. On attend des informations plus détaillées de la Banque nationale.   

Le ralentissement de la croissance a une incidence sur le déficit budgétaire, qui grimpe maintenant de 0,28 point de pourcentage du PIB par rapport au déficit prévu de 4,2 % du PIB. Cela représente une détérioration d'environ 1,5 milliard. Sur base des hypothèses habituelles, cela signifierait qu'environ 1 milliard de cette détérioration incomberait au gouvernement fédéral. Les autorités régionales et locales ressentiront le demi-milliard restant dans leurs budgets. 

Tout comme elle l’a fait lors du rapport du comité de monitoring de la semaine dernière, la Secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker attire l’attention sur le fait que ces chiffres génèrent différents effets. D'une part, il y a les effets directs. À cet égard, la secrétaire d'État est consciente du fait qu’il faudra déployer de grands efforts, tout comme pour la crise covid. Il faudra protéger nos citoyens et nos entreprises, remplir notre devoir humanitaire envers les nombreux réfugiés et offrir notre soutien à l'Ukraine. En raison de leur nature imprévisible, ces dépenses de crise devront être surveillées et ajustées en permanence.   

Il existe également des effets indirects. Les sanctions et contre-sanctions et la hausse des prix de toute une série de produits importants auront un impact sur la croissance économique.   

En collaboration avec le gouvernement, De Bleeker tentera d'intégrer autant que possible les effets directs et indirects dans le contrôle budgétaire.   

Toutefois, elle souligne également le fait qu’il faut considérer ces effets séparément du déficit structurel de notre pays. Ce déficit existait déjà avant cette crise et aussi avant la crise corona, et quoi qu’il en soit, il faudra relever ce défi pour assurer la viabilité des finances publiques à long et moyen terme. On doit faire face à de nombreux défis qui ne peuvent attendre, comme le vieillissement de la population, qui aura un impact de plus en plus important dans les années à venir. Il est donc important de mettre en œuvre les efforts qui ont été convenus dans l'accord du gouvernement et lors de l’élaboration du budget. Selon De Bleeker, il existe une grande marge pour mobiliser davantage de personnes sur le marché du travail. Il y a encore de nombreux postes vacants à pourvoir.   

Secrétaire d'État au Budget, Eva De Bleeker : "La guerre en Ukraine a durement touché notre budget. Nous devons tenir compte de la baisse des chiffres de la croissance et, en même temps, remplir notre devoir humanitaire et protéger nos citoyens et nos entreprises. En bref, nous devons faire tout le nécessaire, même si ça nous coûte cher. Cependant, il faut continuer à surveiller le déficit structurel de nos finances publiques, qui menace la viabilité à long terme de nos finances. Si nous mettons en œuvre toutes les réformes et mesures convenues dans l'accord du gouvernement et l’élaboration du budget 2022, notre pays sera non seulement plus fort pendant cette crise, mais cela contribuera également à constituer des réserves pour les crises futures."