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La réaction de Madame la Secrétaire d'Etat De Bleeker aux perspectives du Bureau fédéral du Plan

Aujourd'hui, le Bureau fédéral du Plan a communiqué ses nouvelles prévisions de croissance. Cette analyse confirme les perspectives économiques positives formulées précédemment, avec une croissance prévisionnelle de 3 %. Ce pourcentage est conforme aux prévisions faites lors de l’élaboration du budget 2022 et constitue une bonne nouvelle pour notre économie. Il montre que le gouvernement et la Secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker ont fait une évaluation correcte en octobre. Malgré l'évaluation correcte et le taux de croissance solide, le défi budgétaire reste important et des réformes et des efforts supplémentaires resteront nécessaires. 

Le Bureau fédéral du Plan (BFP) a présenté aujourd'hui de nouveaux chiffres de croissance. Les chiffres montrent que notre économie continue son redressement après la crise corona. Le Bureau du Plan prévoit que la croissance en 2022 correspondra à 3 % du PIB. C'est une bonne nouvelle pour deux raisons.  

Tout d'abord, ceci est conforme aux prévisions que la Secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker a utilisées lors de l'élaboration du budget 2022. Ces chiffres semblent désormais constituer une estimation correcte.  

Deuxièmement, le taux de croissance de 3 % est supérieur au taux de croissance potentiel d'environ 1,5 % dans les années normales. Entre-temps, notre économie a retrouvé son niveau d'avant la corona. Le fait que la croissance soit encore si forte nous aidera à rattraper la croissance économique perdue en 2020 et 2021.   

C'est un phénomène qui se produit plus souvent après des crises et qui incite De Bleeker à mettre en garde contre un optimisme excessif. Après tout, la question est de savoir quelle aurait été l’ampleur de notre PIB si la crise corona n'avait pas eu lieu. Le taux de croissance élevé est indéniablement lié au processus de redressement. Cela signifie également que ce taux de croissance élevé ne constitue pas une garantie pour l'avenir. Au contraire. Par rapport à l'année dernière, on constate déjà clairement une rechute. En 2021, le budget a pris en compte une croissance de 5,7 %, qui a même été ajustée positivement à 6,1 % par la suite. 

A l’heure actuelle, le marché du travail est très solide et le chômage est faible. Mais précisément pour cette raison, une pénurie sur le marché du travail retarderait davantage les futurs taux de croissance. Selon Mme. De Bleeker, si on veut continuer à atteindre ces taux de croissance élevés, il faut de toute façon attirer davantage de personnes sur le marché du travail et les y maintenir. C'est exactement pourquoi la semaine dernière, le gouvernement a pris une mesure importante dans le cadre des réformes du marché du travail. Toutefois, selon Mme. De Bleeker, des réformes supplémentaires seront nécessaires dans les années à venir. 

De plus, selon Mme. De Bleeker, il ne faut pas oublier que malgré la relance, le déficit budgétaire reste énorme. Et il y a aussi l'inflation élevée. Cela conduit à une augmentation des taux prévisionnels à court terme et certainement à long terme. Et ça commencera à peser sur les taux d'intérêt. Comme notre pays a une dette publique très importante, ça se répercutera sur tout le monde. Il est vrai que la plupart de nos dettes concernent des emprunts à long terme, qui ne se traduiront pas immédiatement par des charges d'intérêt exubérantes. Mais précisément parce qu’on a un déficit budgétaire structurel, chaque prêt supplémentaire sera plus coûteux. Selon De Bleeker, les réformes, comme celles du système des pensions, et les efforts seront cruciaux.   

La Secrétaire d'État De Bleeker : « Le Bureau fédéral du Plan confirme que nous avons fait une estimation correcte lors de l'élaboration du budget pour 2022. C'est encourageant. La croissance économique devrait nous permettre de rattraper la croissance manquée en 2020 et 2021. Mais il ne faut pas se voiler la face. On constate un ralentissement de la croissance par rapport à 2021. Si on veut poursuivre une croissance forte après la relance complète, il faut poursuivre les réformes et maintenir les efforts. Ce sera également nécessaire pour combler le déficit budgétaire et maîtriser la hausse des charges d'intérêt. »