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Interview "de Zondag " - mes pensées

Aujourd'hui, je figure dans « de Zondag » avec une grande interview du weekend.   

  

J'y explique le défi que représente la prochaine l’élaboration du budget. Le nouveau rapport du comité de monitoring devrait être publié prochainement. Cela donnera une image de l'état financier du pays et servira de base au calcul du budget 2022. Ces discussions politiques auront lieu en automne. 

Le temps est venu de laisser l'économie pandémique derrière nous et de revenir à une situation budgétaire normale.  

À cet égard, il y a trois questions cruciales, que je voudrais réitérer.  

  1. Ce qui est temporaire doit rester temporaire.   

Pendant la crise, nous avons fait tout notre possible pour aider nos citoyens et nos entreprises. Nous avons renforcé certains services afin de pouvoir apporter cette aide. Mais les mesures d’aide sont toujours censées être temporaires. Et elles doivent le rester. Après une crise, il y a toujours un risque que certaines choses "restent". Nous ne devons pas commettre cette erreur maintenant. Dans notre budget, nous avons prévu des moyens pour les mécanismes d’aide jusqu'en septembre. Après cela, une aide supplémentaire doit réellement devenir l'exception pour les entreprises et les secteurs qui ne sont pas encore autorisés à ouvrir de manière rentable.   

  

  1. Nous suivons la trajectoire convenue dans l'accord du gouvernement, le budget 2021 et le programme de stabilité.  

L'accord du gouvernement prévoit une trajectoire claire. À partir de 2021, c'est-à-dire à partir de cette année déjà, un effort annuel fixe de 0,2 % du PIB a été convenu. Cette année, cela représente environ 1 milliard d'euros. À cet effort fixe s'ajoutera un effort variable d'au moins 0,2 % à partir de 2022. C'est le scénario de base que l'on retrouve dans l'accord du gouvernement et qui est également inclus dans le programme de stabilité que nous avons soumis à l'Europe. Il s'agit d'un scénario de base, car l'effort variable peut être plus élevé si la situation économique le permet. Une matrice à cet effet a été incluse dans le budget 2021 approuvé. Je suis également très favorable à cette idée. Notre déficit budgétaire publique continue de croître. Cela m'inquiète et cela devrait inquiéter tout le monde. Selon le scénario de base, le déficit budgétaire en 2024 serait de -2,67 % du PIB pour le gouvernement fédéral et de -3,66 % du PIB pour l’ensemble du gouvernement. Pour arrêter la croissance de notre dette publique, il faudrait en fait que ce dernier chiffre soit inférieur ou aussi proche que possible des 3 %. Cela signifie que nous devrons faire plus que le scénario de base. Cela signifie que le gouvernement devra se contenter de moins d’argent. Ce qu'on fait, on devra le faire de manière plus efficace. Mais on ne doit pas se faire des illusions. On n'y parviendra pas uniquement par des économies et des exercices d'efficacité. C'est pourquoi je voulais faire une troisième remarque.  

  

  1. Réformer, réformer, réformer  

  

Le véritable salut de nos finances publiques réside dans la force de nos entrepreneurs et de nos salariés. Ils créent des emplois, de la croissance et de la valeur ajoutée. Afin de leur donner la liberté de le faire, l'accord du gouvernement comprend un certain nombre de réformes très importantes. Je ne l'ai pas caché dans l'interview. Nous devons vraiment passer à la vitesse supérieure ici. Je demande donc instamment à mes collègues de mettre des plans sur la table dès que possible. En tant que Secrétaire d'État au Budget, je suis responsable de tenir la comptabilité et d’avoir un regard critique sur chaque dépense. Ce n'est pas mon travail de m'assurer que l'argent rentre. C'est le travail des ministres de tutelle concernés. Dans ce domaine, la réforme du marché du travail sera cruciale pour réduire le déficit budgétaire. Le taux d'emploi dans notre pays est aujourd'hui de 70%. C'est beaucoup trop bas. Si on était au niveau des Pays-Bas, à 80 %, on aura 700 000 personnes de plus au travail. Moins d’allocations et plus de recettes fiscales. Cela signifie une différence de 14 milliards pour le budget. Je m'attends donc à voir des plans en septembre sur la manière dont nous allons amener plus de gens au travail. Et si nous ne recevons pas ces plans, nous élaborerons nos propres plans. Ces dernières semaines, mon parti a déjà fait un certain nombre de propositions constructives, notamment afin d'offrir davantage de possibilités sur le marché du travail aux personnes peu qualifiées, en facilitant le travail de nuit et le travail à temps partiel.  

Je continuerai à répéter ce message. Jusqu’à satiété s’il le faut. C'est mon travail de mettre en œuvre la partie budgétaire de l'accord du gouvernement. C'est mon travail de sauver les générations futures d'une dette publique qui est complètement hors contrôle. Je sais que ce n'est pas un chouette message à entendre. Mais il vaut mieux être honnête avec nous-mêmes maintenant, que de nous dire que l'argent est gratuit et qu'il n'y a pas de problème ou que le problème va disparaître de lui-même.