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Le gouvernement fédéral veut encourager le vélo et déployer plus efficacement les moyens alloués

Le gouvernement fédéral veut que davantage de personnes enfourchent le vélo. En 2019, le parlement a déjà voté en faveur d’une réduction de la TVA sur les vélos. 80 millions d'euros ont été inscrits à cet effet. Lors du contrôle budgétaire la semaine dernière, le gouvernement fédéral a examiné comment utiliser ces ressources de la manière la plus efficace possible en vue d’atteindre cet objectif. C’est pourquoi le gouvernement a décidé d'utiliser les 80 millions d'euros spécifiquement pour encourager les gens à se rendre au travail à vélo. Chaque travailleur à vélo est potentiellement une voiture de moins à l'heure de pointe le matin ou le soir. L'OCDE a estimé le coût économique des embouteillages dans notre pays à 1 à 2 % du PIB.

En avril 2019, le parlement a approuvé une réduction de la TVA sur les vélos, une décision prise par l’ancien gouvernement en affaires courantes. L'objectif était d'inciter davantage de personnes à enfourcher leur vélo. À l'époque, 80 millions d'euros ont été réservés pour cette mesure. Cependant, comme le gouvernement était en affaires courantes, la mesure n'a jamais été pleinement mise en œuvre. Le nouveau gouvernement a ensuite conservé l’objectif de promouvoir le vélo et a immédiatement inscrit les fonds réservés à cet effet dans son budget.

Toutefois, des questions subsistent quant à la mise en œuvre concrète de cette mesure et le secteur lui-même n'y est pas immédiatement favorable non plus. Il se demande si les mesures ne conduiraient pas simplement à des augmentations de prix, de sorte que le consommateur ne bénéficierait en rien des effets de la mesure. D’un point de vue d’efficacité, le caractère très général de la mesure a également suscité des interrogations. La réduction de la TVA s'appliquerait en effet à tous les achats de vélos. Cela signifie donc tant aux personnes qui achètent leur premier vélo comme moyen de transport qu’à celles qui achètent un vélo de course coûteux à des fins récréatives.

Par conséquent, lors de l'examen du budget de la semaine dernière, le gouvernement a cherché à savoir comment utiliser les fonds enregistrés de la manière la plus efficace possible pour atteindre l'objectif initial, qui est d'inciter davantage de personnes à utiliser le vélo. Dans ce contexte, il a été décidé d'utiliser de manière plus spécifique et ciblée les 80 millions prévus au budget. Le gouvernement vise en particulier à encourager les gens à utiliser leur vélo pour se rendre au travail. Tel est le vrai défi. Chaque travailleur qui prend le vélo est potentiellement une voiture de moins à l'heure de pointe le matin ou le soir. Selon une estimation de l'OCDE, le coût économique des embouteillages dans notre pays s’élève à 1 à 2 % du PIB.

La mesure est à présent mise en œuvre par le ministre de la Mobilité Gilkinet, le ministre de l'Économie Dermagne et le ministre des Affaires sociales Vandenbroucke.

La secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker a souligné pour sa part que les fonds qui avaient été inscrits à cet effet resteront disponibles. Seule la manière dont l'objectif doit être atteint sera améliorée.

La secrétaire d'État au budget Eva De Bleeker : « Les moyens prévus pour inciter davantage de personnes à prendre le vélo sont toujours disponibles. L'objectif reste le même : moins d’automobilistes, plus de cyclistes. Nous ne faisons qu’améliorer la façon dont les fonds seront déployés, et ce, en nous concentrant très spécifiquement sur les plus grands défis : les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Chaque travailleur à vélo est une voiture en moins aux heures de pointe le matin et le soir. C'est bon pour la santé, bon pour l’environnement et bon pour notre économie. On ne touche pas aux 80 millions déjà prévus et ils seront dépensés de manière bien plus efficace. »