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De Bleeker partage son analyse de la BNB : "Des réformes sont nécessaires pour la croissance".

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La secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker partage les analyses de la Banque nationale et de son gouverneur Pierre Wunsch. Il affirme qu'après la forte relance de 2021, les politiques structurelles devraient être remises en œuvre et que la période de l'argent bon marché est terminée. De Bleeker a déjà mis en garde contre cela auparavant. Les chiffres de la Banque nationale pour 2021 s’alignent grosso modo avec les chiffres précédents du SPF BOSA.   

Selon les nouveaux chiffres de la Banque nationale (BNB), notre économie a connu une croissance ou une relance d'environ 6,1 % du PIB en 2021. La Belgique a ainsi fait nettement mieux que la moyenne de la zone euro (+5,2%). Le gouverneur de la BNB confirme ce que d'autres ont déjà dit, à savoir que le gouvernement a bien géré la crise. L'économie a été bien soutenue. Cela s'est traduit par une relance très forte et très rapide.  

Néanmoins, le gouverneur souligne un certain nombre de défis. La relance a été freinée par la pénurie sur le marché du travail, les prix de l'énergie et les problèmes des chaînes d'approvisionnement. Soutenir davantage la demande "risque de jeter de l'huile sur le feu de l'inflation", estime M. Wunsch. Selon lui, les gouvernements du pays doivent faire des choix difficiles, stabiliser les dettes et construire des mécanismes tampons. L'idée que l'on puisse résoudre ce problème en injectant plus d'argent n'est pas correcte. En outre, les taux d'intérêt sont en hausse. Selon le gouverneur, la période de l'argent bon marché est terminée. 

La secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker partage l'analyse de la Banque nationale et de son gouverneur. Dans le passé, elle a également averti que pour maintenir la croissance, la poursuite des réformes du marché du travail, le système des pensions et la fiscalité sont des éléments cruciaux. Mme. De Bleeker prévient également depuis un certain temps que l'inflation pourrait ne pas être aussi temporaire que prévu et que des hausses de taux d'intérêt pourraient avoir lieu. "Cela montre clairement que l'argent n'est pas gratuit", a déclaré De Bleeker auparavant. 

Outre les chiffres de croissance, la BNB fournit également des prévisions budgétaires pour 2021. La BNB estime le déficit pour 2021 à 6,2% du PIB. Les chiffres de la Banque nationale correspondent globalement à la dernière estimation pour 2021 du Service Public Fédéral Stratégie et Appui, qui avait estimé le déficit pour 2021 à environ 6 %. Le gouvernement fédéral a donc clôturé le budget avec un déficit de 30 milliards d'euros. C'est environ 10 milliards de moins que ce que l'on craignait en octobre.   

Toutefois, ces derniers calculs ont été effectués sur base des données de fin janvier et ont donc déjà pris en compte les recettes et les dépenses fédérales de décembre. Les résultats de la Banque nationale de Belgique, en revanche, ne le font pas. Ils étaient déjà clôturés à la mi-janvier, à un moment où ces données n'étaient pas encore connues. Par conséquent, le total de la Banque nationale est effectivement légèrement plus négatif. Dans les deux cas, il s'agit de premières estimations.  

Indépendamment de la forte relance en 2021 et de la différence entre les deux calculs, selon De Bleeker, la situation reste de toute façon très grave. Mme. De Bleeker continue donc de souligner l'importance des réformes convenues dans l'accord du gouvernement. C'est le seul moyen de rendre notre pays résistant aux futurs chocs financiers tels que les hausses de taux d'intérêt ou les périodes de crise. 

Eva De Bleeker : « Pendant la pandémie, nous avons tout mis en œuvre pour sauver nos citoyens et nos entreprises. Avec succès : notre économie a pu se redresser rapidement. Mais comme le souligne la Banque nationale, cette relance atteint ses limites. Cela s'explique en partie par les problèmes structurels qui existaient déjà avant la corona, et notamment par la pénurie sur notre marché du travail. Si on veut une croissance, il faut vraiment plus de personnes sur ce marché du travail. Il faut donc poursuivre les réformes. Car ce n'est qu'ainsi qu’on pourra poursuivre la croissance, ce qui aidera également à combler le déficit budgétaire et à réduire la dette publique. »